La première journée des négociations à Bonn, qui concernent la poursuite du protocle de Kyoto (AWG-KP) et la possibilité d’un autre accord à plus long terme (AWG-LCA) commencent sous les mêmes mauvais auspices que celle de Copenhague: Les négociations sur la lutte contre la déforestation vont dans le mauvais sens, les objectifs clairs et la nécessité d’un pic mondial dans les émissions sont contournées, et à l’heure actuelle, les engagements pris par les pays les plus emmeteurs ne nous permettent d’espérer qu’une limitation de la hausse de la température proche de 4°C d’ici la fin du siècle, quand l’objectif clairement affiché est de se maintenir en dessous des 2°C… et si l’on en crois les membres du Reseau Action Climat International, la mauvaise volontée de pays industrialisés est, une fois de plus au rendez-vous.
Deux importants chantiers sont ouverts dans lesquels on attend de grandes avancées à Bonn : les financements (précoces pour les trois prochaines années, et à long terme pour les 10 prochaines), dont on espère qu’ils seront suffisants, et qu’ils s’ajouteront aux financements actuels sans s’y substituer ; et les conditions d’application du mécanisme REDD qui doit permettre de lutter efficacement contre la déforestation. Si du retard est à nouveau pris à Bonn sur ces sujets, ce sont autant de points sur lesquels il faudra de nouveau revenir lors des prochaines négociations plutôt que d’avancer sur d’autres sujets tout aussi cruciaux.
Enfin, l’intervention des ONG de jeunesse qui devait avoir lieu aujourd’hui en séance plénière, et être prononcée par Florent Baarsch, un membre de la JCFC et de Adopt a Negociator a été reporté eà dimanche lors de la cérémonie de clôture. La place des jeunes est mince dans les négociations, et visiblement leur avis ne compte guère en amont des décisions