“Un repas avec viande et produits laitiers équivaut, en émissions de gaz à effet de serre, à 4 758 km parcourus en voiture, contre 629 km pour un repas sans produits carnés ni laitiers. Pour protéger la planète, il est donc aussi efficace – sinon plus – de se priver de viande que de rouler à vélo ou de baisser le chauffage.”
Voilà comment commence l’article Gaëlle Dupont en première page du Monde du 22 décembre.
Il est scientifiquement prouvé que notre empreinte écologique diminue à mesure que nous réduisons notre consommation de viande: la pollution des nappes phréatiques par l’élevage intensif, l’ arrachage de la forêt amazonienne pour la culture du soja qui sera exporté pour nourrir nos bovins… tous cela pourrait être atténué par une consommation plus intelligente et plus raisonnée.
Je ne rentrerais pas ici dans le débat du choix de réduire sa consommation carnée ou de devenir végéta*ien(ne), mais il est important de remettre en question nos modes de consommations des protéines en général ( animales et végétales )
Les scientifiques, dans la même veine que celle du nucléaire propre et des cultures transgéniques qui poussent sans eau, proposent des solutions qui nous permettrai de ne pas boulverser nos comportements. “Des recherches sont en cours pour réduire la production de méthane par les ruminants. Des scientifiques de l’Institut national de la recherche agronomique (INRA) sont parvenus à faire baisser leurs émissions d’un tiers en intégrant dans les rations de l’huile de lin. Un chercheur de l’université du Missouri, Monty Kerley, affirme qu’une sélection génétique rigoureuse permettrait de diminuer la ration alimentaire des vaches de 40 %. Des changements de méthodes culturales permettraient aussi de stocker davantage de carbone dans les sols.”
Mais la remise en question de notre système productiviste et de l’organisation “hors sol” de la société est primordiale, non seulement dans notre lutte pour un climat sans danger, mais aussi pour une société globale plus juste.
En effet, il est important que nous nous rendions compte des désastres que notre mode de vie occidental entraîne dans d’autre parties du monde. Aujourd’hui, la crise climatique à un gros avantage: elle nous permet de nous apercevoir de l’impact de nos actions dans les pays du sud (exemple de l’arrachage de la forêt Amazonienne dans le cas de l’élevage de bovins, qui est également une catastrophe pour les petits paysans * et les populations autochtones).
Pour ne plus reproduire les mêmes erreurs, il nous faut assumer nos productions autant que possible grâce aux ressources locales, et assumer le recyclage en totalité sur nos territoires.
L’article du monde : http://www.lemonde.fr/planete/article/2009/12/22/manger-moins-de-viande-pour-sauver-la-planete_1283941_3244.html
*Pour plus de renseignement sur l’impact de la production de soja pour l’exportation en Amérique Latine sur les petits paysans: http://viacampesina.org/main_fr/
P.S.: photo ci-dessous : A COP15, ce qui a été drôle, c’est de rencontrer ces activistes asiatiques, qui étaient là jour et nuits devant le centre de conférence, pour faire de la pub pour une secte bizaroïde; ils affirmaient entre autre (en plus de leur message très intéressant sur le fait qu’être végétalien pouvait sauver la planète) que Jésus et d’autres personnages célèbres avaient été végétarien, et vendaient des bouquins pour parler aux oiseaux…

